Les Produits de bases : Les Plantes



Vous trouverez ici les différentes plantes que j'utilise en macération.

Aloe vera (Gel actif) :
(cf : Le grand guide de l'aromathérapie et des soins beauté naturels d'Aude Maillard)

Soins de la peau :
- Excellent soin hydratant et nutritif polyvalent
- Apaisant, réparateur, cicatrisant cutané
- Effet tenseur t régénérant, intéressant comme anti-âge et antirides
- Purifiant et astringent
- Réputé pour atténuer les taches brunes et retarder leur apparition

Soins des cheveux :
- Excellent soin hydratant, nutritif et gainant, de par sa richesse en polysaccharides
Léger effet coiffant, dessine les boucles et discipline les frisottis

🔺 Ne pas avaler. Conserver au réfrigérateur et utiliser dans les 6 mois.


Bleuet (Centaurea cyannus) :
(cf : Le petit Larousse des plantes qui guérissent)

Famille des Astéracées
Synonymes : Blavette, Bardeau, Aubifoin, Casse-lunette

Origine et description
Connu de tous, le bleuet abondait jadis en été dans les moissons. Mais l'emploi des pesticides l'a impitoyablement éliminé, au point de mettre sa survie en danger. La tige de cette plante annuelle peut atteindre 60 cm de hauteur. Elle porte des feuilles très fines recouvertes d'un duvet et d'élégants capitules de fleurs bleu tendre en tubes élargis.

Principaux constituants :
 Les fleurs renferment des anthocyanosides,qui les colorent, des flavonoïdes et des composés acétuyléniques, des polyines.

Usage traditionnels
Sainte Hildegarde, abbesse de Bingen au XIIe siècle, fut l'une des premières à mentionner les propriétés curatives du bleuet. D'après la "théorie es signatures", qui voyait des analogies dans toute chose, la couleur de sa fleur évoquait celle d'yeux clairs en bonne santé, d'où son usage pour les soins oculaires. Matthiole, médecin au XVI" siècle, les employait dans ce but.

Propriété thérapeutiques :
Bien qu'on ait utilisé les fleurs de bleuet comme diurétique antirhumatismal (on préparait jadis dans le Nord un breuvage antirhumatismal avec 25g  de bleuets macérés dans un litre de bière), fébrifuge et sédatif, c'est presque uniquement pour leurs propriétés calmantes contre les affections inflammatoires des yeux qu'on les emploie de nos jours (irritation et rougeur des paupières, orgelets). Néanmoins, sa richesse en antioxydants lui amène aujourd'hui un regain d'intérêt.


Ginkgo (Ginkgo Biloba) :
(cf :" Le petit Larousse des plantes qui guérissent" et "Toutes les plantes qui soignent du Pr Ameenah Gurib-Fakim")

Famille des Ginkogoacées
Synonyme : Arbre aux quarante écus

Origine et description :
Ce bel arbre,qui peut atteindre 40 m de hauteur,est originaire de Chine. Il est largement cultivé à des fins médicinales. Plus de 2 000 tonnes de feuilles par an sont produites dans le Bordelais. Le ginkgo se reconnaît aisément à ses feuilles en forme l'éventail à deux lobes, d'où le nom spécifique de biloba. Elles sont parcourues de fines nervures parallèles partant du pétiole. D'un vert tendre au printemps, plus mat en été, elles acquièrent une superbe teinte jaune d'or en automne. Le ginkgo est une espèce héroïque, c'est-à-dire que l'on distingue des pieds mâles et des pieds femelles. Ces derniers portent de gros ovules à pulpe orange d'odeur désagréable, renfermant une graine comestible. Très résistant à la pollution, l'arbre est planté dans les villes, mais on évite les plants femelles dont les ovules salissent les trottoirs en tombant.

Principaux constituants :
Les feuilles renferment des flavonoïdes et des diterpènes. Les diterpènes du ginkgo sont connus sous le nom de ginkgolides.

Usages traditionnels :
En orient, le ginkgo connaît de nombreux usages thérapeutiques. La médecine chinoise y faisait déjà référence 2 700 ans avant notre ère. La feuille et la graine étaient alors appréciées pour leur qualités de stimulation de la circulation. De nos jours conseille en Chine de consommer les amandes, bouillie ou grillées, contre la toux, les bronchites et les maladies pulmonaires.
En 1932, au Japon, le chimiste S. Futukawa découvrit et isola dans les feuilles du ginkgo des substances jaunes qu'il nomma "flavonoïdes".
Le premier extrait de feuilles de bonobo fut produit en 1965. Il est utilisé en France depuis 1972.

Propriétés thérapeutiques :
Lutte contre la dépression, les pertes de mémoire, les problèmes articulaires et respiratoires (asthme), les vertiges et la migraine.

🔺 Le ginkgo est contre-indiqué en cas de prise d'anticoagulants, d'aspirine, notamment avec d'extrait sec ou l'extrait fluide de la plante.
Des problèmes gastriques, des troubles intestinaux (diarrhées), des maux de tête ou des réactions allergiques cutanées peuvent se produire.


Gotu Kola (Centella asiatica) :
(cf :" Le petit Larousse des plantes qui guérissent" et "Toutes les plantes qui soignent du Pr Ameenah Gurib-Fakim")

Famille des Apiacées
Synonymes : Gota kola, Hydrocotyle indien

Origine et description :
C'est une petite apiacée atypique, originaire des régions tropicales du globe, de l'Asie à l'Afrique et à l'Amérique du Sud. Contrairement à celles de la plupart des membres de sa famille, ses feuilles sont entières et arrondies. Elles sont portées par groupes le long de minces stolons. Parmi elles apparaissent de petites ombrelles de fleurs verdâtres.

Principaux constituants
La plante renferme une essence aromatique, des flavones, des polyines, des stérols, un principe amer et des saponosides, en particulier l'asiaticoside et le madécassoside.

Propriétés thérapeutiques :
Tonique. Efficace sur les blessures et les infections de la peau (abcès, eczéma). Lutte contre l'insuffisance veineuse et circulatoire.

🔺 La plante est non allergène, mais des cas de dermatite ont été rapportés. L'asiaticoside se révèle cancérigène lorsqu'il est appliqué sur la peau régulièrement.



Menthe Poivrée (Mentha Piperita) :
(cf :" Le petit Larousse des plantes qui guérissent" et "Toutes les plantes qui soignent du Pr Ameenah Gurib-Fakim")

Famille des Lamiacées

Origine et description :
C'est une plante vivadce hate de 20 à 80 cm, née par hybridation entre la menthe verte (Mentha spicata) et la menthe aquatique (M. aquatica). On la cultive couramment pour ses vertus condimentaires et médicinales ou pour la production d'huile essentielle, en particulier à Milly-la-Forêt et dans le Maine-et-Loire. La menthe poivrée se propage en tous sens par de puissants stolons. Sa tige dressée, quadrangulaire, rougeâtre, porte des feuilles opposées, allongées et dentées, d'un vert sombre, et de petites fleurs rosées groupées en épis terminaux. Toute la plante répand une odeur aromatique et pénétrante, et possède une saveur d'abord chaude et poivrée, à laquelle succède une sensation agréable de fraîcheur.

Principaux constituants :
La plante renferme des flavonoïde, des acides-phénols, des triterpènes, des caroténoïdes et une essence aromatique contenant une proportion importante de menthol, ainsi que de la menthone et de l'acétate de menthyle.

Usages traditionnels :
La menthe, sous son appellation générale, était connue et appréciée des Anciens. Les Assyriens et les Babyloniens s'en servaient pour combattre la paresse d'estomac et les Hébreux comme stimulant. Dioscoride l'utilisait dans la faiblesse de l'estomac.
Au XIXe siècle, Trousseau la préconisait non seulement contre les vomissements, mais aussi contre les toux quinteuses incoercibles. Mais ses vertus ne sont pas uniquement digestives et antispasmodiques. Si Hippocrate et Aristote la jugeaient anaphrodisiaque, Dioscoride et Matthiole pensaient le contraire. Leclerc, avec d'autres, considérait que la menthe était un stimulant "fort propre aux jeux de l'amour".

Propriétés thérapeutiques :
Spasmolytique et cholagogue. Lutte contre les problèmes respiratoires, la fièvre, les inflammations de la bouche et du pharynx, et les problèmes digestifs (indigestion).

🔺 L'huile essentielle de menthe poivrée ne doit être utilisée par voie interne qu'avec précaution. Elle est contre-indiquée pendant la grossesse et l'allaitement, et chez l’enfant de moins de 7 ans. Ne pas l'appliquer sur de trop grandes surfaces et pas d'usage prolongé, notamment chez un hypertendu.
L'extrait de la plante n'est pas recommandé en cas de problèmes de vésicule biliaire.
L'huile essentielle concentrée peut induire des dermatoses, et des migraines peuvent accompagner une trop grande utilisation de l'essence en inhalation.



Romarin (Rosemarinus officialise) :
(cf :" Le petit Larousse des plantes qui guérissent" et "Toutes les plantes qui soignent du Pr Ameenah Gurib-Fakim")

Famille des Lamiacées
Synonymes : Rose marine, Encensier, Romarin des troubadours

Origine et description :
C'est un ruisseau touffu dépassant parfois 1 m de hauteur, commun dans les lieux arides du Midi, attribué et maquis, souvent non loin du littoral. On le rencontre dans tout la bassin méditerranéen. Il est couramment cultivé comme plante documentaire ou pour former des haies. Ses tiges lumineuses sont densément couvertes de feuilles linéaires et coriaces, opposées, assez semblable à des aiguilles de conifères. Les grandes fleurs bleu pâle à deux lèvres bien marquées se trouvent à l'aisselle des feuilles vers le sommet des rameaux. Toute la plante dégage une odeur aromatique rappelant à la fois le camphre et l'encens.

Principaux constituants :
Les sommités fleuries renferment une essence aromatique riche en camphre, en cinéphile, en allez-ypinède, en bornéol et en camphène, ainsi que des flavonoïdes, des tanins, des disterpènes tricycliques, des triterpènes et des acides-phénols, dont l'acide rosmarinique.

Usages traditionnels :
Cette plante, chère aux jardins médiévaux, à connu jadis une très grande vogue. La fameuse "eau de la reine de Hongrie", simple alcoolat de romarin, à jour d'une célébrité inouïe. La recette en fut donnée à Isabelle, reine de Hongrie, par un ermite aussi saint l'inconnu. Véritable eau de jouvence, semble-t-il, cette eau guérit des rhumatismes, goutte et autres infidélités dont elle était atteinte, "même elle s'en lavait le visage, ce qui la rendit plus belle", nous dit Mme Fouquet dans son Recueil des remèdes faciles et domestiques. Elle vécut jusqu'à 80 ans, après avoir retrouvé une seconde jeunesse.
L'eau miraculeuse guérit aussi un autre illustre malade, Louis XIV, "d'un rhumatisme qui lui occupait l'épaule et le bras". Quant à la marquise de Sévigné, elle déclarait, avec l'emballement dont elle était coutumière : "Elle est divine, je m'en enivre tous les jours. C'est une folie comme le tabac. Je la trouve bonne contre la tristesse. J'en suis folle, c'est un soulagement de tous les chagrins." Le romarin entrait dans beaucoup de remèdes les plus représentatifs de l'ancienne pharmacopée : le "baume Tranquille", le "baume Opodeldoch", l'alcoolat vulnéraire, le vin aromatique, le "vinaigre des quatre voleurs"

Propriétés Thérapeutiques :
Amménagogue. Lutte contre les rhumatismes, l'indigestion et les gaz. Entre dans la préparation d'après-shampoings.

🔺 Une surconsommation de l'huile essentielle peut provoquer une gastro-entérite ou une néphrite. Les préparations à base de romarin sont à éviter pendant la grossesse.



Sauge officinale ( Sauvia officinalis) :
(cf :" Le petit Larousse des plantes qui guérissent" et "Toutes les plantes qui soignent du Pr Ameenah Gurib-Fakim")

Famille des Lamiacées
Synonymes : Herbe sacrée, Thé d'Europe, Thé de France, Thé de Grèce

Origine et description :
C'est un sous-arbrisseau de 50 cm de hauteur environ, qui pousse dans les lieux arides du Midi. On rencontre la sauge officinale dans l'ouest du bassin méditerranéen. Elle est cultivée dans le monde entier comme plante condimentaire et médicinale. Ses rameaux dressés portent des feuilles opposées allongées, d'un vert grisâtre, feutrées de poils blancs. Ses petites fleurs violacées, à deux lèvres, sont groupées au sommet de la tige. Feuilles et sommités fleuries dégagent une odeur camphrée très aromatique, qui s'adoucit au séchage.

Principaux constituants
La plante renferme des tanins, des flavonoïdes, des triterpènes, des diterpènes, un acide-phénol, l'acide rosmarinique, et une essence aromatique riche en camphre, en cinéole et en cétones monoterpéniques, les alpha- et bêta-thuyone.

Usages traditionnels :
Nulle plante, peut-être, n'a connu une telle célébrité durant des siècles : son nom latin salvia, d'où vient le mot "sauge", signifie d'ailleurs "plante qui sauve". Chez les Gaulois, comme chez tous les peuples anciens, elle était considérée comme une plante merveilleuse, capable de guérir toutes les maladies. Les druides l'utilisaient contre les fièvres, la toux, les rhumatismes, contre la paralysie et l'épilepsie, et pour favoriser à la fois la conception et l'accouchement. Ils la jugeaient si efficace qu'ils lui attribuaient jusqu'au pouvoir de ressusciter les morts et mettre en condition prophétique et pour renforcer leurs incantations.
L'école de Salerne, au Moyen Age, consacra cette plante en s'exclamant dans l'un de ses ouvrages : "Homme pourquoi meurs-tu, lorsqu'en, ton jardin pousse la sauge?"

Propriétés thérapeutiques :
Lutte contre le manque d'appétit, les gaz et les spasmes, les inflammations de la muqueuse de la bouche et du pharynx.

🔺 Ne jamais dépasser 15 feuilles par dose. La thuyone serait responsable de certains dangers en cas de surdosage, surtout chez la femme enceinte. Les symptômes de surdosage sont : bouffées de chaleur, convulsions, tachycardie et vertiges.

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