Les Produits de bases : Les autres
Bicarbonate de soude :
(cf livre "Fabriquer sa lessive, son dentifrice, son shampoing, ses produits d'entretien... de Régine Quéva")
En Europe, le bicarbonate de soude est obtenu à partir du carbonate de soude, lui-même produit à partir de sel marin, de craie, d'houille et d'ammoniac. Cette petite poudre blanche est irréprochable, car elle est biodégradable, même en milieu aquatique, et a de multiples qualités.
Utilisations :
On peut l'utiliser en cuisine, car il est un agent levant, rééquilibre l'acidité d'une sauce et dissout les graisses - une pincée dans la sauce tomate la rend plus digeste. Il est aussi indispensable pour la réalisation de produits d'hygiène, le ménage et l'assainissement de son intérieur : il absorbe les odeurs, contribue à purifier l'air, tue les acariens et, enfin, empêche le développement de certains champignons et bactéries.
Est-il encore actif ?
Pour le savoir, versez un peu de vinaigre dans un bol et saupoudrez de bicarbonate. Une effervescence prouve son activité. Sinon, hop, au compost ! Comme l'argile, il ne peut servir deux fois.
Technique, pharmaceutique ou alimentaire ?
La qualité du bicarbonate dépend de son taux de pureté : à chaque qualité son usage. Le bicarbonate pharmaceutique, ou officinal, est le plus pur. Il convient aux soins du corps et aux préparations pharmaceutiques. Vient ensuite le bicarbonate alimentaire, avec un taux de pureté garanti, utilisable dans l'alimentation et pour les soins du corps. C'est aussi celui qui convient aux animaux. Enfin, le bicarbonate technique, le moins pur de tous, permet notamment l'élaboration de produits d'entretien. Un conseil : optez pour le bicarbonate alimentaire et faites tout avec, c'est ce qu'il y a de plus pratique.
Cristaux de soude :
(cf livre "Fabriquer sa lessive, son dentifrice, son shampoing, ses produits d'entretien... de Régine Quéva")
Cristaux de soude, carbonate de sodium ou encore carbonate de soude, c'est la même chose. Leurs multiples propriétés - dégraissantes, désinfectantes, adoucissantes... - sont connues depuis l'Antiquité. En Europe, jusqu'à la Révolution française, les cristaux de soude étaient fabriqués essentiellement à partir de certains végétaux et d'algues réduits en cendres. Ils sont désormais obtenus chimiquement à partir de sel et de craie. On les trouve dans de nombreux produits destinés au nettoyage, mais aussi dans l'industrie et l'alimentation, car c'est un additif, E500, qui permet de réguler l'acidité.
A l'origine : une plante
La soude pousse sur le littoral et, comme d'autres plantes, elle emmagasine du sel sur ses feuilles. Lorsqu'on la réduit en cendres, on obtient les fameux cristaux de soude utiles pour blanchir le linge, fabriquer du verre, du savon... Le mot "alcalin" vient d'ailleurs de ces plantes appelées al-kâli dans les pays arabes, où l'on avait découvert leurs propriétés... alcalines. En France, la soude naturelle était produite principalement en Bretagne et en Méditerranée à partir d'algues séchées, lavées, filtrées, puis brûlées.
Savon de Marseille :
(cf livre "Fabriquer sa lessive, son dentifrice, son shampoing, ses produits d'entretien... de Régine Quéva")
Le véritable savon de Marseille s'obtient à partir d'huile d'olive et de soude. Il garantit une teneur de" 72 % d'acides gras. Pour faire vos cosmétiques et vos produits ménagers, cette teneur doit absolument être vérifiée : comme pour le bon chocolat, elle figure sur l'emballage. Aussi, soyez exigent lors de votre achat. Par chance, c'est facile : regardez son aspect et révisez la géométrie. C'est une cube de 600 gramme environ dont les six faces doivent être estampillées du nom de la savonnerie et porter l'inscription 72 % d'huile végétale. Par ailleurs, il doit se présenter dans une gamme de couleurs allant du vert au brun, rien d'autre. Plus clair, c'est de l'huile de palme ou de coco, alors on oublie. On privilégie l'huile d'olive dans ce livre. Pour la lessive, si vous voulez vous épargner la peine d'éplucher un cube de savon, vous pouvez choisir des paillettes de savon de Marseille, toujours à 72 %.
Vinaigre blanc :
(cf livre "Fabriquer sa lessive, son dentifrice, son shampoing, ses produits d'entretien... de Régine Quéva")
Vinaigre d'alcool, vinaigre blanc et vinaigre de cristal : C'est la même chose. Il est, en théorie, le moins cher et le plus utilisé de tous les vinaigres. Il ne contient pas une goutte d'alcool ou alors si peu - sous forme d'alcool résiduel, soit 0,5 % - qu'on peut le classer avec les jus de fruits. C'est un vinaigre de betteraves fermentées ou de maïs dont l'acide est dilué à 6, 8, voire 14 %.
Utilisations :
L'histoire du vinaigre est aussi vieille que le monde ou presque. De Cléopâtre à Hannibal en passant par Hippocrate, il y a laissé de nombreuses traces. On lui a découvert moult usages : c'est un conservateur, dégraissant, détartrant, antiseptique, désinfectant, bactéricide et antifongique. Pour la peau, il est aussi astringent, en cuisine, c'est un exhausteur de goût et un liant pour les sauces, tandis qu'on l'utilise aussi pour diluer les peintures côté bricolage. Comment s'en passer ?
Lequel choisir ?
Restez simple, restez sobre. Le vinaigre à 6 ou 8° fait très bien l'affaire. Avez-vous vraiment besoin de 14° d'acide acétique? Peut-être pour désherber, et encore...

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